Bonjour.
Pour tous ceux qui ont fait ronfler leur calculette, ou tout simplement qui ont fait preuve de bon sens, une évidence apparaît à la lecture de la réforme de "notre" statut: les 1er touchés seront, et de loin, les musiciens, et les comédiens travaillant hors compagnies ou structure (et donc hors subventions). En effet, depuis des années, le travail de ces catégories se complique de plus en plus, principalement à cause de la disparition des endroits de diffusion de petite et moyenne jauge. Pour un musicien, faire 43 cachets par an est déjà un exploit. Autour de moi, TOUS les musiciens sortent du statut nouvelle mouture, et ce ne sont pas vraiment des inconnus ou des has been. Il m'apparaît donc urgent de faire savoir ce qui nous attend concrètement. Pour cela, tous les moyens sont bons, y compris (et à commencer par) tourner le dos à la CGT, qui fait comme si il n'y avait que des techniciens qui soient intermittents...
Rappel historique (et contrairement aux mensonges d'Aillagon) : le statut à été créé pour le spectacle vivant et le cinéma, pas pour l'audiovisuel, qui représente un tiers des intermittents, et surtout, et de loin, les mieux payés!!! Il faut donc se battre pour un statut d'artiste intermittent, et ne pas avoir peur de la scission. C'est notre SEULE chance, et c'est probablement la seule chose (et encore !) acceptable pour ce salonnard d'Aillagon: sauver les artistes.
Accessoirement, la CGT parle de la non-représentativité des syndicats signataires de l'accord, mais l'écrasante majorité des syndiqués CGT sont techniciens, pas artistes, qui ont tout intérêt au maintien de ce statut, même celui à venir. Nous, on peut crever...
Enfin, il est temps que les musiciens se fassent entendre, et pas seulement les techniciens, les acteurs et actrices, et les artistes d'état genre Savary, Chéreau et Mnouchkine, qui décidément sont prêts à tout pour leurs subventions.
Nous sommes tous indépendants, dans nos choix, nos goûts, nos façons de travailler. Pour une fois, regroupons-nous pour nous faire entendre, sinon, l'état UMP/Medef aura gagné sur ce point: exit le spectacle vivant et indépendant.
Pour commencer, il faut aller à
Radio-France (Paris) demander un droit de réponse à Jean Luc Hess et à son dérapage de dimanche soir, et contrer les mensonges systématiques d'Aillagon.
Régïs Boulard

P.S.: Faites suivre.

Le rendez vous envisagé à Radio France le 07/07/03 pour réclamer un
droit de réponse à J. L. Hess, et pour dire que les musiciens et artistes indépendants feront massivement les frais de la réforme du statut d'intermittent, est bien-sûr annulé. 2 personnes manifestant comme des nouilles devant la maison ronde, étant du plus mauvais genre.
Voir aussi :
Lettre à la presse -
Chemin faisant -
"Droit de réponse à la Nouvelle République" -
Mettre les musiques au monde.